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INCORPORATION OF THE CONCLUSIONS OF THE SOCIAL EUROPE WG INTO THE TREATY

The Convention Praesidium has prepared a note on how the conclusions of the Social Europe Working Group should be incorporated in the future treaty.

The original text was in French (at the end of this article).

We have translated to English the paragraphs that we think are most important for our activities.

Values to be inserted into article 2 of Part I: the Working Group and discussions in the plenary session have made it possible to confirm that most Convention members have expressed their wish to see a clear reference to the following values: human dignity, social justice, solidarity, equity in particular between men and women.

This point is largely reflected in draft article 2 that was submitted by the Secretariat to the Praesidium. The Praesidium has yet to deliver its opinion on it.

Objectives to be inserted into article 3 of Part I: most Convention members support the following objectives: full employment; social justice; social peace; sustainable development; economic, social and regional cohesion; quality of employment; lifelong education and training; social inclusion; a high level of social protection; equity between men and women; ban on discrimination on the grounds of race and ethnic origins, sexual or religious orientation, disability or ageing; children’s rights; a high level of public health, social services and general interest services. Draft article 3 that has been submitted to the Praesidium is trying to take on board most, but not all, of these objectives.

It is up to the Praesidium to decide whether it will insert into the final version of article 3 some of the objectives that have not been included in the draft version of this article.

Competences in public health, article 12 of Part I and article 152 TEC: The working group and Convention members in plenary sessions have called for an extension of current EU competence in public health (article 152 of current EC Treaty) so that the EU can combat cross-border epidemic threats and bioterrorism and have competence to negotiate WHO treaties.

Article 152 provides for a shared competence in paragraph 4, a) and b) and supplementary competence for the rest of its provisions.

The Praesidium has decided to reflect this in the Constitution by stipulating in article 12 of Part I on areas of shared competence "common safety challenges in the field of public health", and in article 15 of Part I on areas of supportive competence "protection and improvement of human health".

The Praesidium has decided to split the paragraph 4 of current article 152 of EC Treaty into 2 parts so that there is a clear distinction between the areas of shared competence defined in point a) and b) and the areas of supportive competence.

A new sub-paragraph b) bis could now be added that would clearly provide the EU with a legal base in the field of public health in order to combat epidemic threats and bioterrorism and have competence to negotiate WHO treaties at EU level.

Services of general interest, article 16 TEC: Several Convention members have called for the revision of article 16 of current EC treaty in view of providing the EU with a genuine legal base allowing the EU to adopt legislation on services of general interest.

This request is not supported by a large number of their colleagues. A revision of the article is therefore very unlikely.

Until a final decision is made, it has been temporarily decided to replace the words "among common values" referred to in article 16 of current EC Treaty with "as services to which all give importance in the EU".

REPORT ON THE 8th SESSION OF INFORMATION AND DIALOGUE ON THE EUROPEAN CONVENTION IN THE EUROPEAN ECONOMIC AND SOCIAL COMMITTEE

On Wednesday 21 May, representatives of the Civil Society held a session of information and dialogue with some members of the Convention: Jens-Peter Bonde (EDD, Danish MEP), Marie Nagy (Greens-EFA, representative of the Belgium parliament) and Alain Lamassoure (EPP-ED, French MEP).

Representatives of civil society had the opportunity to expres their opinions and worries on the works of the Convention. Some highlights of the session:

- Jens-Peter Bonde: "Mr Giscard d’Estaign does not allow us to speak, does not listen to us, does not translate our amendments... He hasn’t got the slightest sense of democracy!"

- Marie Nagy: "The works of the Convention should not lose the ’acquis communitaire’, particularly on environment and equality" (...)

"The Presidium needs to take more into account the conclusions of the Working Group on Social Europe" (...)

"The Euratom Treaty should not be included in the future Constitution but a referece to ’nuclear safety’ should be included in the Treaty"

- Alain Lamassoure: "Some governments, such as the Spanish government, think that the serious part takes place in the IGC.

We want to avoid the Council reopening the whole debate at the IGC, but if they have questions then they should say to the Convention ’you have done a very good job, but we want you to clarify or re-write some parts that we don’t find that clear’, this is what the governments intend to do with the Charter of Fundamental Rights".


LA CONVENTION EUROPEENNE LE SECRETARIAT Bruxelles, le 12 mai 2003

NOTE à l’attention du Praesidium

Objet : Suites à donner aux conclusions du groupe de travail Europe sociale et au débat de la session plénière du 6 février 2003

1. Plusieurs thèmes traités par le groupe de travail XI ont d’ores et déjà été étudiés par le Praesidium et, pour certains, ont fait l’objet de proposition d’article soumis à la Convention, ou font l’objet de projets soumis au Praesidium par le Secrétariat :

2. La question des valeurs à inclure dans l’article 2 de la première partie. Le groupe de travail et le débat en plénière ont confirmé le souhait de la plupart des conventionnels d’y voir inscrites les valeurs suivantes : dignité humaine, justice sociale, solidarité, égalité, en particulier l’égalité entre hommes et femmes. Cela est largement reflété dans le projet d’article 2 soumis au Praesidium par le Secrétariat, sur lequel le Praesidium doit encore se prononcer.

3. Quant aux objectifs à inscrire à l’article 3 de la première partie de la Constitution : les objectifs suivants ont été soutenus par la plupart des conventionnels: le plein emploi, la justice sociale, la paix sociale, le développement durable, la cohésion économique, sociale et territoriale, l’économie sociale de marché, la qualité de l’emploi, l’éducation et la formation tout au long de la vie, l’insertion sociale, un degré élevé de protection sociale, l’égalité entre les hommes et les femmes, la non-discrimination pour des motifs d’origine raciale ou ethnique, d’orientation religieuse ou sexuelle, de handicap et d’âge, les droits de l’enfant, un niveau élevé de santé publique et des services sociaux et des services d’intérêt général. Le projet d’article 3 soumis au Praesidium tente de reprendre ces objectifs le plus largement possible mais pas dans leur totalité. Il appartient au Praesidium de décider si certains de ces objectifs non repris dans le projet qui lui est soumis doivent y être intégrés.

4. Quant à la méthode ouverte de coordination, le groupe de travail a préconisé qu’une disposition de la Constitution lui soit consacrée. Le Praesidium a par deux fois étudié cette possibilité et est parvenu à la conclusion qu’un tel article présentait plus d’inconvénients que d’avantages.

5. Quant aux compétences, le groupe de travail et le débat en plénière n’ont demandé d’extension des compétences actuelles de l’Union qu’en matière de santé publique (article 152 TCE) afin de combattre au niveau européen les risques épidémiques et de bioterrorisme transfrontaliers ainsi pour les accords de l’OMS. L’article 152 TCE prévoit en réalité une compétence partagée en son paragraphe 4, a) et b), et une compétence complémentaire pour le reste de ses dispositions. Le Praesidium a décidé de refléter cela dans la Constitution en mentionnant à l’article 12 de la première partie, parmi les compétences partagées, "les enjeux communs de sécurité en matière de santé publique" et à l’article 15 de la première partie, parmi les domaines d’action d’appui, "la protection et l’amélioration de la santé humaine". Le Praesidium a dès lors décidé de scinder en deux parties l’actuel article 152, paragraphe 4, TCE afin de bien distinguer les domaines de compétence partagée définis aux points a) et b) des domaines d’appui. Un nouvel alinéa b)bis pourrait dès lors être introduit fournissant une base juridique à la compétence de l’Union en matière de santé publique afin de combattre au niveau européen les risques épidémiques et de bioterrorisme transfrontaliers ainsi pour les accords de l’OMS.

6. Certains conventionnels ont également demandé d’amender l’article 16 actuel du traité afin d’en faire une véritable base juridique permettant l’adoption d’une législation de l’Union en matière de services d’intérêt général. Cette demande s’est heurtée à l’opposition d’un grand nombre de conventionnels. Il apparaît dès lors difficile de proposer une telle modification de l’actuel article 16 TCE. A titre provisoire, les termes « parmi les valeurs communes » figurant à l’article 16 du TCE ont été remplacés par les termes « en tant que services auxquels tous dans l’Union attribuent une valeur ». Une meilleure formulation devrait être trouvée.

7. La proposition du groupe de travail de voir inscrites dans la Constitution les procédures permettant d’assurer la cohérence entre les politiques économique et sociale lors du Conseil européen du printemps a été largement accueillie en session plénière. Cependant, le débat n’a pas permis de dégager un consensus quant à amender l’actuel article 128 TCE afin d’y supprimer l’exigence de compatibilité des lignes directrices pour l’emploi avec les grandes orientations de politique économique. Le Praesidium a, du moins partiellement, répondu à la recommandation du groupe de travail en décidant de modifier le projet d’article 13 initialement relatif uniquement à la coordination des politiques économiques en y inscrivant que "l’Union coordonne les politiques économiques, sociales et de l’emploi des États membres".

8. Relativement à l’extension du vote à la majorité qualifiée à des domaines pour lesquels l’unanimité est actuellement requise, les demandes de certains conventionnels ont porté sur l’article 13 paragraphe 1 TCE(non-discrimination), 42 TCE (mesures de sécurité sociale pour les travailleurs migrants communautaires) et 137 paragraphe 1, points c), d), f) et g). Certains membres de la Convention se sont cependant opposé à toute extension du vote à la majorité qualifiée dans ces domaines et ont souligné, en ce qui concerne l’article 137 TCE, vouloir s’en tenir au Traité de Nice qui permet au Conseil statuant à l’unanimité de décider du passage à la majorité qualifiée pour les matières sous 137 paragraphe 1, points d), f) et g).

Le Praesidium s’est prononcé sur ces questions à l’occasion du mandat complémentaire qu’il a donné au groupe d’experts le 29 avril 2003.

Ainsi, en ce qui concerne l’article 13 paragraphe 1 TCE, le Praesidium a confirmé qu’il s’agissait d’actes à répercussions constitutionnelles dans les États membres et a dès lors décidé de conserver la procédure actuelle, à savoir unanimité au Conseil et avis simple du Parlement.

En ce qui concerne l’article 42 TCE, il figure parmi les bases juridiques directement visées par les conclusions du groupe de travail IX "simplification" (p.14) qui devraient être soumises à la procédure législative ordinaire. Le Praesidium a dès lors proposé le changement de procédure consistant à passer de l’unanimité à la majorité qualifiée, persuadé que cet article n’implique pas des mesures d’harmonisation des législations des États membres. Ce changement a été introduit par le groupe d’experts (rapport du 7 mai 2003).

Concernant la politique sociale: article 137 paragraphe 1, points c) d) f) et g), le Praesidium a confirmé que le point c) (sécurité sociale et la protection sociale des travailleurs) concernait des actes à sensibilité politique particulière et que, partant, la procédure actuelle (unanimité au Conseil et avis simple du Parlement) devait être maintenue. Par contre, pour l’article 137 paragraphe 1, points d) f) et g), une majorité des membres du Praesidium a estimé qu’il pourrait faire l’objet de la procédure législative ordinaire. Ce changement a été introduit par le groupe d’experts (rapport du 7 mai 2003) qui a dès lors supprimé par la même occasion la clause passerelle introduite à Nice.

9. Enfin, à propos des partenaires sociaux, le groupe de travail et le débat en plénière ont confirmé le consensus visant à ce que leur rôle soit explicitement reconnu dans la Constitution, que des dispositions adéquates en matière de consultation y soient incluses et que les dispositions existantes pour la négociation d’accords sociaux soient renforcées. Un rôle aux organisations de la société civile dans le processus du dialogue social, notamment dans la lutte contre l’exclusion sociale, a également été demandé.

Un projet d’article 34 bis intitulé "les partenaires sociaux et le dialogue social autonome", à inclure dans le Titre VI de la Partie I de la Constitution, a été soumis au Praesidium qui prend en compte cette demande.

Les dispositions existantes pour la négociation d’accords sociaux (article 139 TCE) ont été conservées par le groupe d’experts, sans renforcement particulier dès lors que ni le groupe de travail ni le débat en plénière n’ont indiqué quel renforcement concret était souhaitable.

Last modified on April 7 2005.

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